Votre client n’est pas mon client

Cher client potentiel,

Vous avez trouvé mes coordonnées sur internet et vous m’avez demandé de traduire un document assez volumineux de plusieurs pages.

Si j’accepte votre commande, je devrai y consacrer plusieurs jours – y compris le weekend, si la commande est plus ou moins urgente. Puisque je devrai m’occuper de votre commande, cela signifie que je ne pourrai pas honorer d’autres commandes moins volumineuses en termes de nombre de pages ou de mots.

Comme vous le savez sûrement (du moins, je l’espère), traduire un texte, surtout s’il est volumineux, prend du temps. Autant de temps, voire plus, que celui qui a été nécessaire à sa rédaction.  Quand on traduit, on doit non seulement chercher les mots justes, mais aussi la bonne tournure des phrases, tout en gardant l’essence et le ton du texte à traduire. Il faut « ciseler » le texte, afin de le rendre présentable, c’est-à-dire, compréhensible pour un lecteur de la langue cible (c’est-à-dire, la langue vers laquelle le texte a été traduit). Bref, traduire est un véritable travail d’orfèvrerie. C’est de l’artisanat. De l’artisanat des mots..

Or, afin de me consacrer à 100 % à la traduction du texte que vous m’avez envoyé et de le rendre présentable (quitte à devoir refuser d’autres commandes), il me faut un acompte, surtout lorsque le texte a traduire est très volumineux. C’est comme si vous faisiez appel à un professionnel pour faire installer une nouvelle porte ou de nouvelles fenêtres. Il vous demande un acompte et vous vous exécutez sans broncher. Donc, cher client potentiel, je vous prie d’éviter de tenir des propos du genre « mon client ne m’a pas encore payé ». Certes, mais ce problème devrait-il me concerner? Non. Pourquoi? Parce que votre client n’est pas mon client. La relation commerciale que vous avez établi avec lui et celle que vous avez établi avec moi sont totalement indépendantes. Donc, je ne peux que vous conseiller de bien gérer votre trésorerie afin d’honorer les paiements à vos fournisseurs sans forcément attendre les règlements de vos clients. C’est ce que je fais, car les cotisations à l’URSSAF, la CFE, les paiements pour l’assurance de responsabilité civile et professionnelle et autres dépenses professionnelles n’attendent pas les règlements de mes clients. Quoi qu’il arrive, je dois payer. À moi donc d’avoir de la trésorerie pour le faire.

Voilà, cher client potentiel, J’espère que vous avez compris mon point de vue sur ce sujet et que nous pourrons établir une relation commercial saine et harmonieuse.

 

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