Quand des traducteurs fournissent du travail à d’autres traducteurs

Chers lecteurs,

Dans le monde (ou l’industrie, comme certains disent) de la traduction, les traducteurs peuvent sous-traiter des traductions à des collègues. Il s’agit d’une pratique assez courante.

Pourquoi certains traducteurs sous-traitent des traductions à des collègues? Il y a plusieurs raisons :

  • ils sont parfois, voire souvent débordés et ils choisissent des collègues qui travaillent dans la même paire de langues. Ils peuvent ainsi sous-traiter ce service à un collègue sans perdre de l’argent ;
  • ils sont sollicités par leurs clients pour la traduction dans une paire de langues différente, donc ils font appel à des collègues pour effectuer ce service, tout en étant rémunérés par leur client.

À mon humble avis (mais cela n’engage que moi), il faut se poser des questions avant de sous-traiter une traduction à un collègue :

  • peut-on faire confiance au collègue à qui on sous-traite un service?
  • a-t-on de la trésorerie suffisante pour de rémunérer ce collègue?
  • quels délais de paiement faut-il établir?

Afin d’éviter des déconvenues et des ennuis avec un sous-traitant, voici ce qu’il faut faire :

  • parler d’emblée des délais de paiement : le collègue pourra ainsi réfléchir avant d’accepter ou de refuser une commande. En l’absence d’indications en ce sens, le collègue à qui on demande le service aura le droit d’indiquer ses délais de paiement dans sa facture ;
  • prévoir de la trésorerie en amont. Le collègue qui accepte ce service n’a pas à être pénalisé si le client paie en retard ou s’il ne paie pas. Il ne faut surtout pas oublier qu’il y a deux relations contractuelles distinctes : celle entre le client et le traducteur et celle entre le traducteur et son sous-traitant. Rien n’est pire que d’entendre de la part d’un collègue qu’il ne peut pas payer parce que son client ne l’a pas encore payé.

Ceci dit, faut-il nécessairement sous-traiter des services de traduction à un collègue? Pas nécessairement. Un traducteur indépendant n’a aucune obligation de fournir du travail à des collègues. Il y a des alternatives à la sous-traitance. Pour ma part, je préfère diffuser une demande de traduction dans des groupes de traducteurs sur internet en général et les réseaux sociaux en particulier. Ensuite, les collègues intéressés m’envoient un message et je leur transmets les coordonnées du client. Non seulement c’est plus simple, mais cela évite des ennuis et des engueulades.

Moral de l’histoire : puisque les traducteurs n’aiment pas être payés en retard par certaines agences de traduction et encore moins leurs prétextes, il ne faut pas faire pareil avec ses collègues. Cela s’appelle « solidarité collégiale ».

 

human-resources-3107201_1920

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.